vendredi 26 décembre 2008

Crise économique?

Bon... quelques mots sur la crise. Ou du moins cette affaire là dont on ne cesse de parler dans les journaux, à la tivi, dans la rédio pis tous ces instruments de pro-pagande qui polluent sans cesse l'intrant de nos intelligences... que l'on voudrait si libres et neutres... HA! Et, pourquoi pas, re-HA!


De mon point de vue d'humble citoyen de la classe moyenne moyennement éduquée, la crise n'est que nouvelles pour l'instant. Que des gros titres sur mon journal du matin. Aucune de mes connaissances proches ou même un tantinet lointaine n'en est affectée directement (perte d'emploi, reprise hypothécaire, etc.). Et à ma connaissance, je n'ai jamais vu autant de cadeaux sous l'arbre (pathétique, on s'entend)... so, what the fuck?

J'ai l'impression parfois qu'on tente de la générer par la peur cette crise... qu'on tente par la voix des médias soudainement symbiotisés d'insérer un sentiment de panique chez ceux qu'on appelle si affectueusement les CONS-SOMMATEURS (genre)... Il semble que le fameux indice de confiance des cons-sommateurs soit en cause ici... mais coudonc: comment d'autre peut-il être affecté ce fameux indice que par une interprétation d'information qui lui parvient principalement des sources qui la contrôle?

Comment se fait-il que le monsieur et madame tout-le-monde qui se fait questionner par la caméra aux nouvelles de 18h puisse indiquer qu'il est devenu prudent ou méfiant face à l'Économie alors que toutes les variables de sa petite vie économique personnelle ne sont pas affectées... sinon virtuellement par la voie de graphiques à la baisse?

L'humeur économique. Serait-on vraiment rendu là?

Il est temps que ça change. Et si tout ce qui (soit disant) se passe devait donner quelquechose, produire du positif par la bande, mon plus grand souhait serait que ce soit plutôt l'indice de CONSCIENCE des consommateurs qui finisse par faire surface et changer, une fois pour toute et non sans bouleversements nécessaires, le monde dans lequel on tente d'évoluer.



mercredi 26 novembre 2008

Rien à dire... et pourtant.


Surprise.


Je reviens - momentanément - ici. Un peu par hasard, un peu par sentiment de devoir non-accompli (un devoir que je me suis imposé à moi même sans savoir s'il était pour être un jour corrigé (lu, par exemple) ou même si l'absence d'engagement envers ce dernier me priverait d'un quelconque sentiment d'accomplissement).

Je reviens, donc, à ce sentiment généré par ce potentiel mais omniprésent rien faire qui pourrait un jour me punir par la voie d'un immense sentiment d'être passé à côté.

Mais à côté de quoi au juste?

Là est la Question, une Question avec un Q majuscule. Ou, si je pousse plus loin sans pousser égal: avec un Q majusCULe. Enfin bref.

Passer à côté... ce sentiment latent venant d'un échec non mesurable, autre que par l'effet causé par un désir de vouloir-être-différent, de vouloir-s'accomplir-autrement-que-par-sa-citoyenneté-moyenne, de vouloir-s'assouvir-autrement-que- par-les-règles-prédéfinies-et-si-(injustement)-prévisibles-de-la-vie-en-société.

Passer à côté... de soi.

Là est sans doute une partie du mal: car si je vivais dans une société qui excluait sans questionnement le SOI, le MOI, le JE... sans doute que toute cette rhétorique auto-contemplative n'existerait pas, au nom absolu du mieux-être collectif. Celui-là même qui prévaut - quand on y pense bien - au sein de toute société qui (justement?) se respecte, s'entretient au delà des égos et en fonction des égaux.

Serais-je en train de me convertir, par la voie d'une simple réflection, au communisme?

C'est plus que ça, voyons...

Mais qu'est-ce que c'est, au juste?


mardi 7 octobre 2008

Focus

Comment faire?


Comment faire pour suivre une ligne droite vers un succès qui ne nous appartient pas vraiment? Un succès qui a été dessiné par un soi-disant maître de la masse? Un succès qui a été décidé par quelqu'un, quelquepart, qui sait ce que le bonheur devrait être? Qui sait que le confort est roi avant toute chose? Qui sait que l'audace et la créativité ne sont pas les bienvenus dans une existence citoyenne, une existence ordinaire.

Comment faire?

Comment faire pour ne pas succomber à l'envie de suivre le troupeau de moutons à peine frisés comme les autres, ayant essayé d'enfreindre courageusement et surtout silencieucement aux lois de la majorité... celle là même qui demeure outrageusement silencieuse.

Comment faire pour ne pas succomber à l'envie de vivre pleinement... et non comme il le faut?

Je ne sais pas, je ne sais plus... même si j'ai déjà cru le savoir, et surtout l'appliquer à un quotidien de plus en plus étouffé sous les projecteurs indésirables de la conformité.





La leçon de français

Montréal, le 27 septembre 2008

La leçon de français

«Quand des travailleurs canadiens ordinaires reviennent à la maison, allument la télévision et voient un groupe de gens à un riche gala entièrement subventionné par l'argent des contribuables, et qui disent que leurs subventions ne sont pas assez élevées, quand ils savent qu'elles ont augmenté Je ne suis pas certain que cela trouve écho auprès des gens ordinaires.»

Cher Monsieur Harper,

C’est avec l’intention de vous fournir les outils nécessaires afin de courtiser le peuple franco-canadien que je vous propose l’usage de deux outils de référence linguistique majeurs, soit Le nouveau Petit Robert 2008 et le Petit Larousse Illustré 2008, dans lequel vous trouverez la définition de l’adjectif «ordinaire», lequel vous vous employé à utiliser afin de décrire la nation francophone.

Voici un bref aperçu des définitions que vous y retrouverez :

Le nouveau Petit Robert 2008

Ordinaire [ ɔʀdinεʀ ] adj.

  1. Conforme à l’ordre normal, habituel des choses; sans condition particulière
  2. Qui remplit habituellement une fonction
  3. Dont la qualité ne dépasse pas le niveau moyen, le plus courant, qui n’a aucun caractère spécial.

Petit Larousse Illustré 2008

Ordinaire [ ɔʀdinεʀ ] adj.

  1. Qui est conforme à l'ordre établi, normal, courant ; habituel
  2. Qui ne dépasse pas le niveau commun ; banal, quelconque, médiocre

Synonymes :

Habituel, normal, courant, banal, commun, quelconque, médiocre.

Antonymes :

Exceptionnel, extraordinaire, original, remarquable, rare, distingué.

Il est regrettable que ces antonymes ne soient pas votre perception du peuple que vous avez l’intention de gouverner et de représenter. Comme vous le savez, l’examen final est le 14 octobre prochain et ce seront ces «gens ordinaires» qui vous donneront ou non la note de passage. En espérant que vous aurez bien fait vos classes et appris votre leçon!

Sincèrement,

Geneviève Lamarre

jeudi 11 septembre 2008

Changement de saison

Septembre.

Déjà.

Me revoici, me revoilà...

Je sors à peine de cet été-éclair, comme la plupart d'entre vous. Ouf! Est-ce l'âge qui fait que le temps passe plus vite? Sont-ce les responsabilités que je n'ai pas encore, ou à peine? Serait-ce l'énergie passée dans le travail qui me gruge? Cette énergie que je devrais passer à vivre, à flâner, à gambader dans des endroits de plus en plus prédéfinis? Car avouons-le, la rue n'est plus une option... pas plus que les coins de terrains improvisés d'antan, ces coins qui n'appartenaient à personne et que l'on chevauchait à dos de béciks sauvages au siège banane sans trop se poser de questions.

Les kids, aujourd'hui, portent presque tous des casques de sécurité. Des protèges-coudes, des agenouillères, des empêches-de-vivre au cas où un accident surviendrait. Un accident, vous savez; ce genre de chose qui font de la vie un terrain de risques, un terrain... de vie?

Je n'ai pas encore d'enfant, ça paraît-tu?? Ça viendra... mieux vaut tard que jamais! Quelle heure est-il au juste?

Je délire, je dévie. Ce que je voulais dire au fond, c'est que l'été a passé trop vite. Ou est-ce moi qui n'a pas su le saisir... je ne sais plus. Au fait, j'ai quand même sauté dans la piscine plus que jamais - et fait des picnics (...et des piknics!) - et pédalé - et profité de ce (rare) soleil... et brulé plus de 2 bonbonnes de gaz sur mon BBQ... et... quoi encore?...

Mais les temps (et le temps) change. Ces temps-ci je cogite. Plus que ça: j'ai le goût d'agiter... d'agir quoi... dans le bon sens. Celui de l'action. Celui qui dictera mes futures années de travail. Et aussi, surtout, mes années en FAMILLE. Oui. Vous m'avez bien lu.

Je travaille enfin sur mon plan d'action professionnel, exempt de toutes attaches corporatives, exempt de tout payroll duquel je serai redevable... sauf le mien, celui qui me sera propre, celui qui fera de moi un travailleur autonome, un travailleur self managed dont la richesse sera celle de pouvoir dire: fuck it! Même si parfois j'aurai sûrement un peu plus faim que maintenant. Et puis quoi encore... ne sommes-nous pas dans la jungle après tout?

Et... aussi... cet enfant. Ce kid. Ce projet de vie. Celui que j'ai finalement envie de voir grandir, celui que j'ai finalement envie de concevoir (le boutte facile) et d'apprécier, à l'extérieur d'un égo que je mettrai finalement de côté..........

Je suis prêt. Comme Jean Charest... duh.

À suivre! Bien entendu...








jeudi 17 juillet 2008

Vari-été (ça donne le ton un jeu de mots poche de même non?)


C'est l'été y'a pas d'doute: aucun doute, niet, néant (dertal...!). Mon cerveau a dégelé, il voit plus clair, beaucoup plus clair (parfois trop...), et le soleil dans mon coeur se couche plus tard. Je suis plusse moi.

L'
ours-que-j'étais-devenu-encore-une-fois-bien-malgré-moi a finit (enfin) d'hiberner. Et en plus, les factures de gaz sont payées!

C'est déjà le 17 juillet et je suis déjà allé en picnic, aux
piknics, à la pétanque, au boulot à vélo, à la piscine, au BBQ avec des zamis (je suis à ma deuxième bonbonne, bon!), à pied... nulle part et ailleurs, et là-bas aussi, et sur le patio des zamis.

Je suis allé à la
plage aussi. Ouf! Jamais vu autant d'objets... des objets transportés au bord de l'eau (parce qu'il y a aussi de l'eau, à la plage)... question de survivre l'instant d'UNE SEULE JOURNÉE. C'est important, survivre; alors aussi bien trimballer ballons, glacières, chips, liqueurs, bières, freesbees, filets, maillots douteux, drogues, seins refaits, attitudes, et tout ce qui est made in China, oh beautiful China... et qui re-fait de nos vies des vies ensevelies. Genre.

C'est déjà le 17 juillet et je suis déjà allé à Paris (ça, c'est le boutte baveux mais conscient de mon intervention, ha!).

Et quoi encore?

C'est déjà le 17 juillet et je veux des pleines lunes, des folies, des ivresses momentanées, des caresses, des oublis, des coups de génie, des coups de folie, des...
mais qu'est-ce que j'ai dit?

Mais... qu'est-ce que j'ai dit?

jeudi 5 juin 2008

Temps "off" (ou "on"?)

D'habitude, le jeudi soir à cette heure, je me prépare au dodo, question de bien performer pour la dernière journée productive de la semaine au bureau ("au bureau": je déteste cette expression).

Mais ce soir, c'est momentanément différent.

Ce soir, je suis en vacances.

C'est ma première semaine sur deux et mes dernière journées ont été passées à faire fuck all. Lever tard sans souci de la suite, spontanéité peu importe les résultats, liberté absolue.

Je réalise que ma condition est belle et bien nord-américaine de type "luxe et sans souci", en la comparant à la majorité de mes semblables humains. Est-ce que ça me trouble? D'un point de vue purement égoïste (et je le crois culturel sans pour autant m'excuser), non... mais d'un point de vue un peu plus réfléchi, reculé... oui.

Telle est mon ambiguïté morale. Partagée?

À cet instant, non sans un soupçon quelqonque de culpabilité, je m'en fous... et je me concentre sur mon voyage de la prochaine semaine.

À bientôt!