dimanche 31 mai 2009

Chercher son chemin (...dans la jungle?)

Peu à peu, j'avance. Encore et toujours, toujours et encore... poussé malgré moi vers une compréhension du monde qui me laisse (trop souvent?) dans un état (in)consciemment critique.


Je réalise que mon espèce, celle-là même à qui je m'identifie et qui se veut mon modèle, progresse dans un confort trop bien établi. Ma prétendue liberté est brimée à l'avance par des paramètres sociaux qui se veulent le moule de mon existence. En autres mots, l'environnement qu'on me propose d'emblée est plutôt prédéfini par des normes sociales qui ne font que nourrir la pérennité de mon type de citoyennneté.

On veut que je consomme, quitte à emprunter pour le faire, au nom de la survie de la société de consommation qui chapeaute mes actions quotidiennes. L'Économie sert de guide spirituel, en remplacement des dogmes précédents, que l'on a rejetés au nom de l'accès à la liberté individuelle. Les repères sociaux qui ont guidé les générations qui m'ont précédées se sont évaporés en son nom. On va même jusqu'à exploiter mon environnement le plus intime en y parsemant des images ou des mots choisis spécifiquement pour s'adresser à mes pulsions les plus profondes; non sans les avoir étudiées en fonction de ma (soit disant) classe sociale d'appartenance.

Je suis une statistique que l'on cherche à exploiter au maximum, dans le seul et unique but d'en générer une autre, plus grandiose encore aux yeux des décideurs (profiteurs?), celle-là même qui justifie toutes les actions de l'économie de marché dans laquelle j'évolue. On scrute à la loupe mon indice de confiance, afin de définir les stratégies qui le conserveront au niveau le plus viable (c'est-à-dire: le plus élevé, sans contredit).

En bref, j'évolue selon une définition déjà établie de moi-même. Et si c'est dans la marginalité que je pense le faire alors ce ne sera qu'au travers une des sous-catégories déjà bien étudiées que mes actions - en apparence uniques - se verront sitôt exploitées.

Alleluia!

Alors, en tant qu'être vivant revendiquant l'unicité, par nature et rien d'autre... que me reste-t-il?

C'est la quête de la réponse à cette grande question qui est, en grande partie, l'essence de ma vie.

À suivre...

samedi 28 mars 2009

Que Sera Sera (texte souvenir)

Ça y est. Le temps s’arrête. Il me questionne. Il freine tout doucement jusqu'à vouloir revenir en arrière… avec un pas en avant. Non pas soudainement, mais de manière si juste et si vraie; un élan de nature s’éprend d’un moi qui dors depuis juste assez longtemps. J’ai été, je suis, je serai – à tout jamais – une matière brute. Je ne renie rien et ne fais qu’embrasser ce présent avec une intensité indéniable, celle là même qui n’est que Ça... sans oublier Tout. You know? Of course, you know… En moi, tout en émoi, une rivière de larmes joyeuses s’écoule discrètement avec le débit d’une douce folie, d’une folie douce. Et j’assume. J’assume que cette grâce qui m’envahit est le fruit de chemins biens choisis, d’un moi bien mûri, d’une route sur laquelle je me suis juste assez bien inconduit. Et le plus fou, le plus juste, le plus cru, le plus… nu… est que tout ça se poursuit. Tout ça s’apprécie. À l’imparfait, au passé, au présent, à whatever. You know what I mean? Mes ennuis, mes pensées, mes soucis ont fini (et finissent toujours…) par tisser les liens de ma Vérité. Et là, en ce moment bien précis : j’apprécie ma vie… la Vie. Tout en dedans, comme tout en dehors, je souris, je souris, je souris…… Que Sera, Sera!


jeudi 12 mars 2009

Irrégularité assumée... vocation confirmée!

Je sais, ça fait un brin que je ne suis pas venu déblatérer ici...


Je reviens d'un petit séjour à Paris. En fait j'en suis revenu lundi dernier. Ou alors pas tout à fait encore... car il y a de ces voyages (vous savez) qui vous bouleversent un peu et dont on ne revient que partiellement. C'est là toute la beauté de cette activité, ou plutôt de ce privilège qu'est voyager!

À Paris, donc, je suis allé participer à un atelier d'orientation sur le coaching (un terme large au premier abord, j'en conviens)... cet approche, cette manière assez définie et plutôt efficace de traiter avec n'importe qui ayant un objectif personnel ou professionnel de toute sorte, je l'ai découvert au cours de mes douze dernières années de travail au sein d'une organisation qui l'a choisi comme style de gestion auprès de ses employés (du moins de manière idéologique...).

Depuis cette découverte, et au fil de mon expérience, j'ai identifié dans le coaching une piste certaine de vocation professionnelle. Pas un choix parmi tant d'autres, ni une décision obligée par quelconque pression sociale ou autre, mais plutôt une révélation subtile et certaine qui s'est opérée lentement mais sûrement au fond de mon être en constant devenir. Ma carrière se dessine malgré moi, et c'est maintenant que j'en prends pleinement conscience... à 39 ans. Il n'est jamais trop tard car je sais que pour trop de gens, les carrières sont des voies empruntées qui deviennent des petits malheurs silencieusement endurés.

Cet atelier auquel j'ai participé et animé par les directeurs de l'institution Coach-Académie m'a révélé à quel point j'étais déjà bien outillé et renseigné sur ce sujet. Il m'a surtout permis de me rendre compte à quel point je me sentais bien d'être entouré de gens partageant le même intérêt, et ce même à des lieues de chez moi (c'est la France tout de même... alors culturellement ça n'est pas si loin!).

Cela représente un tournant dans ma vie. Pas une révélation (car j'avais déjà défini cet objectif théorique au fil du temps passé en entreprise), mais plutôt un moment ou j'ai mis en oeuvre une action concrète en ce sens (un élément déclencheur de ce qui sera une suite certainement mieux définie)... bref, une action débordant la simple lecture de livres sur le sujet. D'ailleurs, à ce propos, je dois mentionner que Paris est parsemée de bonnes librairies parmi lesquelles j'ai pu dénicher de très bonnes lectures qui sauront enrichir mes connaissances cognitives. En France, le coaching est à ce point développé que presque n'importe qui s'auto-proclame occasionnellement coach. À l'université Paris XIII d'ailleurs, on peut même compléter un BAC dans cette spécialité.

C'est désormais clair pour moi. Et la leçon que j'aimerais partager de cette expérience est qu'en matière de vocation, aucun délai, voire aucune loi ne devrait être respectée autre que l'écoute de soi. Il peut parfois prendre un certain temps, peut-être même toute une vie avant de voir émerger en soi un tel appel professionnel. Et dans mon cas, cet appel est tout à fait en lien avec mes valeurs personnelles et ma mission de vie.

Je crois d'ailleurs que la séparation entre la vocation professionelle et la vie dite personnelle devrait être éliminée... car la révolution industrielle, et surtout la période de modernité sur fond de capitalisme insensé qui a suivi (ce monde qui s'écroule à ce moment même sous nos yeux!) a généré des spécialisations si pointues que l'être humain s'y est perdu. Je crois fermement au juste retour du balancier, et je crois aussi que la technologie permettra enfin à l'être humain de se libérer de ce qu'il n'est pas. Utopique?

C'est à suivre...

Et surtout, écoutez-vous! Même si votre petite voix semble se noyer dans le bruit de la majorité. La vie est un combat, pas une conformité absolue.

jeudi 29 janvier 2009

Crise économique... (la suite)

Tiens donc! Moi qui écrivais tout dernièrement que la crise économique n'était que mauvaises nouvelles, que propagande, que manigances médiatiques ayant pour mandat non avoué de manipuler l'opinion, puis par conséquent la confiance des consommateurs...


Le 14 janvier dernier, mon employeur m'a montré le chemin de la porte, après 12 années passées à servir au mieux de mon possible ses objectifs (ironiquement: vendre de l'air). Ainsi, la crise me rejoint personnellement...

Pris au premier degré, perdre son emploi est en soi une forme de drame: on pert du jour au lendemain son petit train-train quotidien, ses habitudes professionnelles, ses relations de travail... bref, on pert toutes les raisons de se réveiller le matin sans trop se poser de questions et avec un avenir à l'apparence certaine devant soi. Une forme jusque là trop assumée de confort disparaît soudain. La bulle de fausse protection créée par l'habitude t'éclate au visage.

Pour ma part je prends plutôt cette perte comme un gain, comme une possibilité unique de repenser mon avenir, comme une chance de refaire face à l'inconnu (donc de me sentir vivant!), comme une belle occasion de faire mon bilan avec pour constat évident que je suis désormais armé d'une expérience de vie et de travail plus qu'enrichissantes.

Et surtout, je saute à pieds joints dans le temps LIBRE que cela me procure, car, merci cher employeur, je conserve mon salaire durant assez de temps pour me permettre de respirer un peu avant de foncer vers un inconnu qui, je le sais déjà, comblera ma vie de nouvelles expériences, de nouvelles rencontres inqualifiables... comme elles le sont toutes avec le point de vue que la vie me permet d'emprunter.

À bientôt...

samedi 10 janvier 2009

Une recette, parmi temps d'autres...



Prenez, d’abord, une bonne dose de conscience. Même si au départ elle peut sembler superflue. Ajoutez-y de la vie, quelques premiers pas faits dans l’innocence, quelques premiers mots parlés dans la langue du moment, quelques premiers jeux innocents, et un peu de n’importe quoi, de n’importe qui, de n’importe quand. Ajoutez-y - sans faute – de la volonté claire mais incontrôlée de grandir, de marcher, de faire quoi bon vous semble selon les impulsions éphémères, selon les élans de l’instant présent…

Faites! Faites quoi bon vous semble de l’instant… du Présent.

Et saupoudrez sur ces éléments, finement mais certainement, un peu d’individualité… juste assez pour créer ce qui deviendra un jour les traits d’une personnalité (mal?) propre mais si justement en équilibre avec la collectivité qui vous entoure, celle qui vous définit en même temps qu’elle vous re-définit. Celle, aussi et surtout, qui vous reconnaît.

Ajoutez à tout cela quelques faux-pas, parcimonieusement, hasardeusement, mais constamment semés sur votre parcours à la destination aussi certaine qu’incertaine, aussi choisie que destinée…

Prenez-vous en main, parfois en vain, et soyez sans trop de souci d’être ni vu ni connu… soyez sans trop de souci d’arriver au fil d’arrivée aux suites d’un départ qui n’était pas le vôtre, aux suites d’un départ qui n’était pas le sien, ni le mien, ni le leur… soyez jusqu’à (la fin?) sans trop de souci provenant d’un départ qui n’était qu’un leurre. Un départ sans Arrivée.

…Un départ sans arriver.

Prenez aussi, et surtout, tous les sourires (d’amis, de proches...) sincères. Prenez l’amour… celui du petit bout d’homme ou de femme incroyable qui vous côtoiera, peut-être, nonchalamment et avec une surprise certaine et tellement vraie, et tellement… Vraie.

Et même si ça ne vous semble jamais assez… mélangez le tout. Puis tourner de bord, et ajoutez-y, un peu… beaucoup…

Ajoutez-y du temps… celui qu’il faut, et non pas celui… qui vous sonne faux.

Et laissez mijoter… et patientez… et laissez mijoter…

Et patientez…

Et puis, soudainement… sans être avertis…

Goutez-Y!

vendredi 26 décembre 2008

Crise économique?

Bon... quelques mots sur la crise. Ou du moins cette affaire là dont on ne cesse de parler dans les journaux, à la tivi, dans la rédio pis tous ces instruments de pro-pagande qui polluent sans cesse l'intrant de nos intelligences... que l'on voudrait si libres et neutres... HA! Et, pourquoi pas, re-HA!


De mon point de vue d'humble citoyen de la classe moyenne moyennement éduquée, la crise n'est que nouvelles pour l'instant. Que des gros titres sur mon journal du matin. Aucune de mes connaissances proches ou même un tantinet lointaine n'en est affectée directement (perte d'emploi, reprise hypothécaire, etc.). Et à ma connaissance, je n'ai jamais vu autant de cadeaux sous l'arbre (pathétique, on s'entend)... so, what the fuck?

J'ai l'impression parfois qu'on tente de la générer par la peur cette crise... qu'on tente par la voix des médias soudainement symbiotisés d'insérer un sentiment de panique chez ceux qu'on appelle si affectueusement les CONS-SOMMATEURS (genre)... Il semble que le fameux indice de confiance des cons-sommateurs soit en cause ici... mais coudonc: comment d'autre peut-il être affecté ce fameux indice que par une interprétation d'information qui lui parvient principalement des sources qui la contrôle?

Comment se fait-il que le monsieur et madame tout-le-monde qui se fait questionner par la caméra aux nouvelles de 18h puisse indiquer qu'il est devenu prudent ou méfiant face à l'Économie alors que toutes les variables de sa petite vie économique personnelle ne sont pas affectées... sinon virtuellement par la voie de graphiques à la baisse?

L'humeur économique. Serait-on vraiment rendu là?

Il est temps que ça change. Et si tout ce qui (soit disant) se passe devait donner quelquechose, produire du positif par la bande, mon plus grand souhait serait que ce soit plutôt l'indice de CONSCIENCE des consommateurs qui finisse par faire surface et changer, une fois pour toute et non sans bouleversements nécessaires, le monde dans lequel on tente d'évoluer.